« Godzilla Minus Zero » : Takashi Yamazaki assume un classement R et le tournage en IMAX
Le réalisateur japonais Takashi Yamazaki a expliqué au site américain IndieWire pourquoi la suite de « Godzilla Minus One » est le premier film de la franchise classé R et la première production japonaise tournée en IMAX. Le distributeur GKIDS sort le film en salles ce vendredi 6 novembre.

« Godzilla Minus Zero » sort en salles le vendredi 6 novembre, distribué par GKIDS, a indiqué IndieWire. Takashi Yamazaki réalise et écrit le film, et participe aussi à ses effets visuels. C'est la suite de « Godzilla Minus One », sorti en 2023. Le film a été présenté en première au New York Film Festival cette année. Dans un entretien publié le 6 novembre, mené par l'intermédiaire d'un traducteur puis « édité et condensé », le site américain cite deux ruptures avec la tradition de la franchise : c'est la première production japonaise tournée en IMAX et le premier film de la série à recevoir un classement R.1
L'action se déroule deux ans après les événements du premier film. On y retrouve l'ancien pilote kamikaze Kōichi Shikishima (Ryunosuke Kamiki), Noriko (Minami Hamabe) et leur fille adoptive Akiko (Sae Nagatani), qui tentent de reprendre une vie normale après l'attaque de Godzilla. D'après le résumé d'IndieWire, l'arrivée d'une créature semblable à un dragon, venue de l'espace, menace cette paix récente. Les personnages se demandent alors s'il vaut la peine de prendre le risque de ressusciter Godzilla pour l'affronter. Le film introduit aussi de nouveaux personnages, dont Kanji Murakami (Min Tanaka) et Makoto Aoyama (Masami Nagasawa). Kenji Oda (Hidetaka Yoshioka) fait partie des alliés de Shikishima.1
Un classement R choisi plutôt que des coupes
Takashi Yamazaki dit que son équipe a mesuré dès la préproduction que le traitement visuel envisagé « pouvait mettre en jeu » le classement. « Pour bien transmettre les thèmes que nous explorions, nous ne pouvions pas fuir un classement R », explique-t-il. Il dit qu'il aurait « bien sûr » aimé que les enfants et les familles puissent voir le film. Mais entre ce classement et le fait de devoir « éditer ou censurer » le message, il a choisi d'aller jusqu'au bout de sa vision. Selon lui, la restriction tient surtout aux images des « corps carbonisés et incinérés par les bombes atomiques et par le souffle atomique de Godzilla ». « Il était important de tout montrer de manière directe », dit-il. Ce choix signifie concrètement que le public le plus jeune, auquel ce type de film est souvent associé, n'aura pas librement accès à ce film. Le réalisateur le reconnaît. La source ne dit pas quel effet cela aura sur la fréquentation des salles.1
Le réalisateur relie ce parti pris à l'histoire du personnage. Selon lui, Godzilla est né d'une époque où l'on avait « une peur immense de ce que pouvait signifier une guerre nucléaire » et où l'on se demandait sérieusement : « Allons-nous repartir en guerre ? » C'est pour cette raison, dit-il, qu'Hiroshima occupe une place centrale dans le film. Il espère que cette histoire, intégrée à l'intrigue, « suggère comment briser le cycle » qui a marqué l'histoire humaine. Il présente le personnage de Kanji Murakami, animé par la vengeance, comme l'illustration de la « bêtise » et de l'« arrogance » humaines : agir par haine entraîne une chaîne d'événements « qui ne cesse de s'emballer ». Le critique d'IndieWire, qui dit avoir revu cette année tous les films « Godzilla », estime que le film récompense les amateurs de la franchise en s'appuyant sur certaines mythologies et en en détournant d'autres. Cela reste une appréciation critique.1
Le son, les plans longs et les références de cinéma
Pour le son, l'équipe a enregistré de vrais avions pour les bruits de moteur. Elle a aussi diffusé les rugissements des monstres dans un barrage de montagne pour capter la façon dont ils résonnent dans le décor. Takashi Yamazaki estime que la capacité sonore de l'IMAX est « assez étonnante et sous-estimée ». Il dit avoir voulu provoquer chez le spectateur « un sentiment très réel de peur », comparable à celui de nos ancêtres primates poursuivis par des prédateurs. « Avant de voir les kaiju, on les entend », résume-t-il. Le rugissement de Ghidorah, le nouveau monstre, mélange d'anciens enregistrements de Ghidorah et des cris de cerf, de faucon et de tigre, ainsi que des voix humaines.1
Le réalisateur cite plusieurs influences. La façon dont Ghidorah « assimile » son environnement s'inspire de « The Thing » de John Carpenter. Sa première forme rend hommage à Hedorah : il désigne « Godzilla vs. Hedorah » comme « probablement [son] film Shōwa préféré ». Le combat final pourrait, dit-il, être vu comme une relecture pour le public actuel de ce que faisait Ishirō Honda dans « Ghidorah, the Three-Headed Monster ». Les longs plans-séquences de l'ouverture et du combat aérien viennent des « Fils de l'homme » d'Alfonso Cuarón. Ils doivent donner le sentiment qu'on ne peut pas échapper au kaiju. Pour le réalisateur, ils sortent aussi de l'alternative habituelle du film de monstres, où un montage montre soit un personnage qui s'échappe, soit un personnage qui meurt. IndieWire mentionne aussi l'influence de « Rencontres du troisième type ».1
Takashi Yamazaki dit enfin s'être inspiré d'« Intolérance » de D. W. Griffith, un film qui explore selon lui « ce manque d'empathie entre les gens ». Il voit dans le bonheur de la famille Shikishima, « la plus petite unité de la société », une possible source d'espoir qui pourrait gagner « leurs voisins, puis des unités plus larges de la société ». Il décrit aussi la fabrication d'un film « Godzilla » comme une offrande destinée à corriger « un déséquilibre » de la société humaine. À ce stade, ces propos sont ceux du réalisateur sur ses intentions. Reste à savoir comment le public recevra en salles un film plus violent que ceux qui l'ont précédé. IndieWire ne donne encore aucune information sur cet accueil, et l'article ne dit rien d'une éventuelle suite.1
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Sources
- Inside ‘Godzilla Minus Zero’: How an R Rating, Filming in IMAX, and Epic Kaiju Battles Broke Franchise TraditionIndieWire · États-Unis · 6 novembre 2026
- New FCA rules bring ESG rating providers into UK regulation for the first timeFCA · Royaume-Uni · 6 novembre 2026 · contexte
- Liebherr expands excavator range with new, 250-tonne electric modelElectrek · États-Unis · 6 novembre 2026 · contexte
- Lions captain Koo Ja-wook delivers big hit with franchise legend watchingYonhap · Corée du Sud · 6 novembre 2026 · contexte
Cet article a été rédigé à partir des sources ci-dessus, et d'elles seules. Les chiffres et citations leur sont attribués par les appels de note.


